Suppression de l’obligation d’enregistrement des actes de sociétés
Dans la continuité d’un mouvement général d’allègement des obligations d’enregistrement des actes de sociétés, amorcé il y a plusieurs années, il n’est plus obligatoire d’enregistrer à la recette fiscale les actes suivants :
- Augmentation de capital en numéraire et par incorporation de bénéfices, réserves ou provisions
- Augmentation nette de capital de société à capital variable constatée à la clôture d’un exercice
- Amortissement ou réduction de capital
- Constitution de Groupement d’Intérêt Économique
Disparition du principe d’enregistrement préalable
Pour les actes qui demeurent soumis à un enregistrement obligatoire à la recette fiscale, le principe de l’enregistrement préalable avant le dépôt auprès du greffe compétent devient l’exception.
Ainsi, sauf pour les actes ci-dessous évoqués, l’enregistrement au greffe peut intervenir avant celui réalisé auprès du service des impôts des entreprises :
- Les actes de cession de droits sociaux (actions ou parts sociales)
- Les actes portant mutation de propriété ou d’usufruit (fonds de commerce, droit au bail, clientèle)
Actes toujours soumis à l’obligation d’enregistrement
Demeurent soumis à un enregistrement obligatoire :
- La transformation de société – 125 euros
- L’augmentation de capital autre que celles visées ci-dessus – Exonéré
- Les actes de cession de droits sociaux (actions ou parts sociales) – Actions : 0,1% / Parts sociales : 3%*
- Les actes portant mutation de propriété ou d’usufruit (fonds de commerce, droit au bail, clientèle) – Selon tranches
*avec un abattement de 23.000 €

Salomé Claeyssen
auteur
juriste
L’approbation d’une facture électronique vaut-elle reconnaissance de dette ?
À compter de la généralisation de la facturation électronique, les entreprises ne se contenteront plus de recevoir et de traiter des factures dématérialisées : elles attribueront également à celles-ci différents statuts au cours de leur cycle de vie. Parmi eux, le...
Le label privé : une construction juridique au service de la confiance
Le droit français ne consacre pas le « label privé » comme une catégorie juridique autonome. Il permet pourtant aux entreprises, associations, fédérations et organisations professionnelles de concevoir des dispositifs destinés à distinguer des produits, des services...
Facturation électronique : ce que la réforme change à la pratique contractuelle des entreprises
La généralisation de la facturation électronique, issue de l'article 26 de la loi de finances rectificative pour 2022, entre en vigueur le 1er septembre 2026. Cette réforme poursuit un objectif d'abord fiscal : lutter contre la fraude à la TVA, pré-remplir les...
Le label privé : une construction juridique au service de la confiance
Le droit français ne consacre pas le « label privé » comme une catégorie juridique autonome. Il permet pourtant aux entreprises, associations, fédérations et organisations professionnelles de concevoir des dispositifs destinés à distinguer des produits, des services...
Répétition de prestations de vieillesse obtenues par fraude
Cour de cassation, Assemblée plénière, 17 mai...
Prescription biennale : la Cour de cassation pose enfin des limites en faveur des assureurs
L’obligation d’information des assureurs quant aux causes d’interruption de la prescription biennale ne requiert pas de mentionner l’intégralité de l’article 2243 du code civil selon lequel l’interruption n’a pas lieu dès lors que le demandeur se désiste, laisse...